Je suis l’aîné d’une famille ukrainienne catholique.
Voici mes premiers souvenirs de ma prise de conscience de Dieu et d’un
autre monde : un soir, mes parents et moi revenions de la ville au coucher
du soleil. Je devais avoir environ 4 ans. Le soleil faisait rougeoyer des
nuages à l’horizon, ce qui leur donnait une apparence spéciale
et les faisait ressembler à une demeure céleste flamboyante.
Ma mère pointa cette belle scène du doigt et dit (en ukrainien)
: « Regarde, mon fils, là-bas, c’est le Paradis. Dieu,
les anges et les saints chantent et se réjouissent ! » Je fus
assez ému par cet événement. Je savais que je voulais
aller là-bas, et, je ne sais pas si ma mère m’a dit qu’il
me faudrait mourir (physiquement parlant) pour aller au Paradis, ou si j’ai
su instinctivement que je devrais mourir pour y aller, mais je savais que
je devais mourir. Je savais que j’aurais à perdre ou à abandonner
tout ce que j’avais au monde pour avoir l’immense privilège
d’être avec Dieu. Ce fut une expérience aigre-douce, palpitante,
et pourtant profondément triste. Je l’ignorais encore, mais
j’allais en connaître la réalité dans cette vie-ci.
La suivante « rencontre » avec Dieu dont je me rappelle fut
lorsque j’avais 11 ou 12 ans. Une chose après l’autre
tournait mal. J’étais exaspéré. Un jour que je
fendais des bûches sous un arbre, j’abattis la hâche et
accrochai une branche qui me tomba sur la tête, ce qui me choqua. C’était
comme si le ciel m’était tombé sur la tête. J’implorai
Dieu dans mon désespoir, rempli de peur et brisé. A partir
de ce moment-là, une paix s’installa, et pour un temps, il n’y
eut plus d’incidents de ce genre.
A l’âge de presque 25 ans, j’eus un « accident de
ski ». Mon congé de maladie dura 3 mois et demi et la rééducation
fut plus longue encore. Durant cette période, une quête s’initia
en moi afin de donner plus de sens à ma vie. Je me posais des questions
telles que : « Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Y-a-t-il un Dieu
? Me parlerait-Il ? Que veut-Il de moi ? » Je commençai à investiguer
toute une série de causes, philosophies, religions, et je commençai à lire
la Bible.
Par le biais d’une série d’événements particuliers,
je fus engagé par une nouvelle entreprise et envoyé dans une
ville à des centaines de lieues de l’endroit où je vivais.
J’étais séparé de ma famille, de mes amis et de
tout ce qui m’était familier. Mon emploi du temps était
tranquille, offrant beaucoup de temps pour réfléchir, méditer,
lire la Bible et rechercher Dieu.
Durant cette période en 1972, je commençai à prier,
interpellant Dieu en disant : « Dieu, si Tu es là, si je peux
Te parler, si Tu acceptes de Te montrer, je T’en prie, fais-le. » Nuit
après nuit, je me mettais à genoux près de mon lit et
j’appellais Dieu, dans un silencieux désespoir. Un vide intérieur
et une insatisfaction vis-à-vis des choses de ce monde continuèrent à croître
jusqu’à ce que je ressente que, à moins que Dieu ne réponde,
je n’avais aucune raison de continuer à vivre.
Durant cette année-là (1972), je décidai d’entamer
un jeûne de 3 jours et 3 nuits, sans eau ni nourriture. C’est
aux environs de ce moment-là que je fis un rêve à propos
du Seigneur Jésus-Christ, ce que je connaissais sous l’appellation
de « Le Second Avènement ». Je vis Son Visage. C’était
un visage comme nul autre… parfait en beauté, amour, pouvoir,
sagesse, connaissance et paix. Son Visage était clairement et distinctivement
juif et cependant universel. Un homme marchait avec Lui, à Sa gauche,
et son visage était lui aussi distinctivement juif, mais cependant,
il n’était pas universel. Il était rempli de respect,
de gratitude et de joie, tout cela à cause de Celui avec Lequel il
marchait et à Qui il rendait un culte. Le Seigneur Jésus-Christ
et l’homme avaient tous deux des barbes soignées, les cheveux
courts et des vêtements royaux ou sacerdotaux. En regar- dant ces deux
personnes, je fus condamné, non par le Seigneur ni par l’homme
qui L’accompagnait, mais par ma propre corruption et doctrine religieuse.
En tant que catholique, on m’avait appris que si je mourrais alors
qu’un péché mortel entachait mon âme, j’irais
en enfer et y brûlerais pour toujours ou que, si le Seigneur venait
et que j’étais dans un état de péché mortel,
je souffrirais les mêmes consé- quences. Le Seigneur agréa
très peu de gens alors qu’Il parcourait le monde entier, qui
se tenait immobile et regardait plein d’éton- nement. Il ne m’agréa
pas et je savais qu’Il n’aurait pas pu. Je pris peur, pensant
que j’étais rejeté et damné pour l’éternité.
A mon réveil, mes vêtements étaient trempés de
sueur.
J’étais fortement inquiet, ne sachant pas quoi faire, lorsque
1 ou 2 semaines plus tard, je fis un deuxième rêve émanant
de Dieu, dans lequel je fus informé de mon besoin de nourriture spirituelle.
J’entrepris d’essayer de changer ma vie, de me débarrasser
de mes péchés, de me rendre plaisant et acceptable aux yeux
de Dieu. J’ai bien vite réalisé l’impossibilité d’une
telle entreprise. J’étais désespéré et
prêt à complètement arrêter mes efforts. C’est
alors que je fis un troisième rêve qui était un encouragement à aller
de l’avant. De façon symbolique, le rêve me disait que « j’y étais
presque ».
(Pour lire ces trois rêves plus en detail, cliquez
ici.)
LA FETE DE LA PÂQUE
Quelques temps plus tard, le Seigneur envoya un homme âgé,
George Lynn, pour qu’il me donne son témoignage, et pour m’enseigner,
sur base des Ecritures, Ancien et Nouveau Testaments. Il avait une assez
bonne connaissance de la Bible. Durant quelques jours, ayant appris que j’étais
catholique, il essaya de me démontrer que l’Eglise catho- lique
romaine était corrompue. Il me parla des péchés flagrants
et indécents qui étaient courants au sein de l’Eglise.
Cependant, tout ce qu’il parvint à accomplir fut de me fâcher.
Dieu lui donna la sagesse d’arrêter de critiquer mon Eglise et
au lieu de cela, il approfondit les Ecritures et parla de Dieu, de Son amour
et de Son sacrifice pour moi et de ce que je devais et avais besoin de recevoir
Jésus-Christ comme Seigneur de ma vie et de me soumettre à Lui.
Il me fit clairement comprendre qu’il n’y avait rien que je puisse
faire pour œuvrer à mon propre salut, et que j’avais besoin
de l’Unique et Tout-Puissant Sauveur pour accomplir la tâche.
Il partagea des centaines de passages des Ecritures avec moi, durant plusieurs
heures chaque jour. En particulier, je me rappelle de nombreux passages des épîtres
de l’apôtre Paul, tels que :
« Car c’est par la grâce
que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient
pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres
que vous auriez accomplies, personne n’a donc le droit de se vanter. » (Eph.
2, 8-9.)
Et : « Tous ont péché, en effet, et sont privés
de la glorieuse présence de Dieu. » (Rom. 3, 23.)
Et : « Car le salaire que verse le péché, c’est
la mort, mais le don gratuit que Dieu accorde, c’est la vie éternelle
dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur. » (Rom.
6, 23.)
Afin de m’encourager à croire en la véracité et
l’autorité des Ecritures, George partagea avec moi les mots
que l’apôtre Paul a écrits à Timothée (ainsi
que d’autres passages) :
« Car toute Ecriture est inspirée
de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser et apprendre à mener
une vie conforme à la volonté de Dieu. Ainsi, l’homme
de Dieu se trouve parfaitement préparé et équipé pour
accomplir toute bonne œuvre. » (2Tim. 3, 16-17.)
Il y eut de nombreux passages, mais ceux qui se distinguèrent et
qui semblent avoir été l’argument décisif pour
moi furent : « Que dit-elle donc ? La Parole de Dieu est tout près
de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur. Cette Parole
est celle de la foi, et c’est celle que nous annonçons. En effet,
si de
ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans
ton cœur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts,
tu seras sauvé, car celui qui croit dans son cœur, Dieu le déclare
juste ; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. En effet, l’Ecriture
dit : Celui qui met en Lui sa confiance ne connaîtra jamais le
déshonneur. » (Rom.
10, 8-11.)
Après sept soirées, chacune d’elles comprenant plusieurs
heures d’instruction, je commençai à croire que Jésus-Christ était
LA REPONSE pour moi et toute l’humanité. Je savais que je n’étais
pas juste aux yeux de Dieu, étais incapable de me rendre juste à Ses
yeux, mais j’avais pourtant un tel désir d’être
juste à Ses yeux, et voilà que George me disait exactement
comment c’était possible et la seule façon dont c’était
possible. Avec un air embarrassé, je me mis à genoux et George
m’accompagna. A ma surprise, je me rendis compte que je ne savais pas
comment prier. Que devais-je dire ? George me conseilla de parler simplement
et honnêtement à Dieu, comme à une personne que je respectais
mais à laquelle je pouvais m’exprimer sans formalités.
Je reconnus que j’étais un impuissant pécheur et je demandai
au Seigneur Jésus-Christ de me pardonner mes péchés
et de se charger de ma vie en reconnaissant que je ne savais ni la diriger,
ni la changer tout seul. (Il savait que j’avais essayé de changer
et que j’avais misérablement raté.) Je n’ai rien
senti, entendu ou vu de spécial ou d’inhabituel. Un rien déçu,
mais cependant en paix, je rentrai chez moi.
Les jours qui suivirent, des changements s’opérèrent
en moi sur lesquels je n’avais aucun contrôle et pour lesquels
je n’avais absolument aucun mérite. Je fus libéré des
vices et mauvaises habitudes que j’avais tenté, sans y réussir,
de vaincre. J’avais de nouveaux désirs, une joie que je n’avais
pas connus auparavant, une paix, un accomplissement, une direction et un
but. Pour la première fois, j’avais LA VIE. La Bible devint
un nouveau livre pour moi. Je l’avais lue une fois du début à la
fin avant cette occasion de grande importance dans ma vie, et je n’en
avais rien compris. Maintenant, son contenu me remplissait d’intérêt
et d’enthousiasme. Ce livre était vivant et sa signification
infinie. Dieu était réel.
Je vais être franc avec vous, pour que vous vous rendiez compte de
la nature des changements qui furent opérés dans ma vie à ce
moment-là. En tant que catholique, je fus enfant de chœur, président
du club des jeunes et soliste dans la chorale. J’allai au catéchisme,
fis ma confirmation, je me confessais et recevais la communion et je suis
même allé au petit séminaire pendant un an. J’avais
tout fait. Dans le même temps, j’étais aussi un immense
fou, menteur, voleur, tricheur, imposteur, pervers, lâche, traître,
hypocrite, fornicateur, adultère, masturbateur, blasphémateur,
idolâtre, buveur, glouton, fumeur, et bien plus. Je me confessais perpétuellement
et péchais continuellement. Je ne le faisais pas cyniquement, mais
avec culpabilité, impuissance, frustration et peur. A l’extérieur,
j’étais tout sourire, blagueur et rieur, mais à l’intérieur,
j’étais troublé. Par exemple, je m’étais
masturbé depuis la puberté et quand vint le moment où je
tentai sincèrement d’arrêter, je me rendis compte que
j’en étais l’esclave, incapable d’arrêter.
Je me rends compte maintenant du grand mal que cela a causé, mais
je me demande si ceux qui m’avaient appris à le faire et qui
n’ont jamais connu Jésus-Christ et le salut se rendent compte
de ce que cela leur a fait.
Lorsque le Seigneur me délivra de mes péchés et prit
la direction de ma vie, la mettant dessus-dessous, une division s’installa
entre moi et ma famille, mes amis et mes collègues. Le prêtre
de la paroisse catholique et tous les catholiques condamnèrent ce
qui m’était arrivé. Ma famille tourna au noir. Ma sœur
me jetta hors de sa maison et tous fuirent ma présence. Tant que j’étais
catholique, j’étais coupable de toutes les choses dont j’ai
fait mention plus haut, plusieurs d’entre elles étaient connues
par de nombreuses personnes, et pourtant, personne dans ma famille ou dans
l’Eglise catholique n’avait de problème avec moi. Vraiment
j’étais l’un des leurs, mais au moment où je reconnus
Jésus-Christ comme Seigneur et fus délivré de ces vils
péchés, vices et habitudes, ma famille m’évita
et je fus condamné comme si j’étais un ignorant trompé par
des « Etudiants en Théologie ». Ma sœur, par exemple,
m’avait jeté dehors parce que j’avais essayé de
toucher ceux que j’aimais, leur disant que j’avais trouvé la
Vie. J’avais tellement envie de partager avec eux ce que j’avais
trouvé. J’étais surpris que ma déliverance était
un problème pour eux. « Tu sais bien quoi, Victor ? »,
me dit ma sœur, « je n’aime pas le « nouveau toi ». » J’ai
perdu tout ce que j’avais, mais j’étais tout à fait
disposé à ce que les choses en soient ainsi pour avoir cet
accomplissement dans le Seigneur, Qui me consumait.
Tant que j’étais catholique, mes péchés n’étaient
pas un problème, mais quand mes péchés furent lavés,
au nom du Seigneur Jésus-Christ, en dehors de l’influence catholique,
je devins soudainement comme un lépreux pour eux. Pourquoi n’étaient-ils
pas recon- naissants ?
Quelques mois après avoir connu le repentir et avoir été délivré de
mes péchés, je lisais un livre écrit par John O’Brien,
je crois, dont le titre était « La Foi de Millions de Gens ».
Ce livre était une défense de l’Eglise catholique et
de ses doctrines. J’en fus ému et intellec- tuellement convaincu
qu’en effet, l’Eglise catholique romaine était la seule,
vraie église et ses doctrines vraies et légitimes. Je com- mençai à dire
aux gens de l’Eglise de l’Alliance où j’allais qu’il
fallait que je retourne à l’Eglise catholique. Ils étaient
très inquiets à cette perspective.
Durant ces jours-là, juste avant que je ne fasse l’annonce,
un dimanche à l’église, que j’allais retourner
dans « mon église », je tombai malade. Mon propriétaire
et sa femme me trouvèrent, contrairement à mon habitude, à la
maison, au lit dans mon appartement au sous-sol, avec une forte fièvre,
vomissant un bile verte. Ils m’enmenèrent à l’hôpital,
tard dans la nuit, après avoir contacté mon jeune médecin
de famille qui nous rejoignit là-bas. Mon docteur, Lorne Rabuka, ne
savait pas ce qui n’allait pas, mais un docteur plus âgé passait
par là et me vit sur la civière. Il s’approcha, me pressa
le bas-ventre, ce qui me fit sauter au plafond, et il dit : « Je crois
que vous allez vous rendre compte qu’il a une appendicite aigue. Il
doit aller en bloc opératoire immédiatement. » Il était
environ minuit. A deux heures du matin, ils opéraient. On m’a
dit plus tard que c’était une question de quelques heures, sinon
de minutes avant que je ne meure d’une crise d’appendicite.
J’étais maintenant en congé de maladie, à l’hôpital
et plus tard en convalescence à la maison pour quelques jours. Je
n’ai pas demandé au pasteur de l’Eglise de l’Alliance
de me rendre visite à l’hôpital. A la place, je demandai
au prêtre catholique de le faire, ce qui perturba mes amis de l’Eglise
de l’Alliance, mais ils ne discutèrent ou ne critiquèrent
pas. Ils ne firent que prier, bien que je n’eus vent de leur prières
que plus tard. J’avais de nombreuses questions que je voulais poser
au prêtre catholique, cependant, bien que je le trouvai amical, non-envahissant
tout en étant convaincant, sa connaissance de la Bible me sembla assez
limitée et ses opinions à propos de la Bible étaient
non-crédibles.
Il se fit que George Lynn était de retour en ville cette semaine-là.
Il me rendit une visite de quelques heures et nous avons discuté des
doctrines catholiques. Il était fâché et moi pas, et
il sécha sur mes raisonnements intellectuels en faveur des doctrines
catholiques que j’avais apprises dans « La Foi de Millions de
Gens ». Cette fois-ci, je n’étais pas fâché avec
lui, et à la fin de notre visite, j’ai demandé que nous
priions ensemble. Il accepta et admit plus tard qu’il était
honteux de ne pas avoir été celui qui suggéra que nous
priions. Il s’en alla, déconfit, sachant que j’étais
heureux et déterminé à retourner à l’Eglise
catholique, tout-à-fait persuadé de son authenticité et
de son autorité.
Cependant, tout n’était pas encore joué. Jusqu’à ce
que je tombe malade, j’avais entrepris la lecture de la Bible, Ancien
et Nouveau Testaments, au rythme de quelques chapitres par jour, et à ce
moment-là, j’en étais au début de l’épître
de Paul aux Romains. Cette semaine-là, ayant beaucoup de temps sans
interruptions, ce qui était inhabituel pour moi, j’ai lu toutes
les épîtres de Paul « d’un seul trait », pour
ainsi dire. Le temps que j’arrive à la lettre aux Hébreux,
et j’étais abasourdi. Dieu m’avait ouvert les yeux ; Il
m’avait touché le cœur. Il me dévoila la vérité à propos
de ce que Paul prêchait. Bien que j’avais été persuadé du
contraire par raisonnement intellectuel, je réalisais que ce que Paul
prêchait était l’exact contraire de ce que l’Eglise
catholique enseignait et pratiquait. Le contrast était si flagrant à mes
yeux. C’était comme si une lumière brillante et sainte
avait éclairé les pages des Ecritures et mon cœur. Réellement,
je pouvais dire sans exagération que ce que l’Eglise catholique
pratiquait et enseignait et ce que l’apôtre Paul enseignait dans
ses épîtres étaient aussi différents que le jour
et la nuit. Je savais que l’Eglise catholique et la Bible étaient
diamétralement opposées tant dans la lettre que dans l’esprit.
Dieu avait fait preuve de miséricorde à mon égard dans
mon illusion et mon affliction. Paul n’avait pas sacrifié sa
vie en vain presque 2000 ans plus tôt, du moins pas dans mon cas. J’étais
délivré du pouvoir des doctrines et religions trompeuses par
son ministère de Dieu. Il est écrit : « Et quoi que fassent
les autres hommes, Tes paroles m’ont retenu loin de la route des violents. » (Psaumes
17, 4.)
Ressentant la grande déliverance et l’excitation après
une vie entière vécue dans la mort, j’attribuai ce changement à la
connais- sance des Ecritures et décidai d’aller à l’école
de théologie. Je me disais que si la Bible pouvait changer ma vie à ce
point, je voulais la connaître autant que possible. Je me décidai
finalement pour la nouvelle Ecole de Théologie Baptiste du Sud, appelée « Le
Centre d’Entrainement Chrétien », à Saskatoon,
Saskatchewan, à 90 miles de Prince Albert, la ville de ma conversion
spirituelle. Elle était dirigée par Henry Blackaby et des co-pasteurs.
J’avais d’autres motifs pour fréquenter une école
de théologie. Je voulais partager cette nouvelle vie avec d’autres, à l’aide
des Ecritures. Par erreur, je croyais qu’une école de théologie était
l’endroit pour accomplir cela. Une troisième raison qui semblait
me pousser dans cette direction était que j’entendais continuellement
une petite voix qui m’indiquait que je n’étais pas encore « arrivé ».
Bien que je ne pouvais pas nier le merveilleux changement qui s’était
opéré en moi, je sentais toujours que je n’avais pas
rempli la volonté de Dieu. Lorsque je confiais ce dilemme aux pasteurs
et autres évangélistes, ils me disaient que c’était
Satan qui essayait de me faire douter de mon salut. Je ne pouvais néanmoins
pas me débarraser de cette voix.
A ma déception, je me rendis compte que dans cette école de
théologie, j’étudiais l’histoire de l’Eglise,
l’homélitique (l’art de prêcher), l’administration
de l’Ecole du Dimanche et de l’Eglise, la direction de chorale,
l’évangélisme, l’histoire des confessions, le grec,
mais très peu de la Bible. Néanmoins, pendant cette période,
Dieu se chargeait de moi. Je suis entré en conflit à propos
de certaines questions au sein de l’église parce que je trouvais
qu’il y avait une différence entre ce qu’ils enseignaient
et pratiquaient et ce que je trouvais dans les Ecritures.
Je me rappelle aussi d’un autre cruel dilemme. J’entrais dans
la minuscule bibliothèque qui contenait 2000 livres tout au plus.
Un de ces livres était « Théologie Systématique
par Strong », un grand livre épais, écrit en petits caractères,
rempli de doctrines et de disser- tations. Je me disais « Comment vais-je
bien pouvoir avoir le temps de venir à bout de ce seul livre, sans
parler de tous ces autres livres ou tous les livres de théologie du
monde ? Ne faut-il pas que j’investigue tout pour savoir ce qui est
juste et vrai ? Est-ce que Calvin a raison ? Est-ce que Luther a raison ?
Est-ce que aucun de ces hommes a raison dans ce qu’il enseigne ? Si
tel était le cas, le ou lesquels ? Où aller ? En qui pouvais-je
avoir vraiment confiance ? » Cette considération me rendait
très perplexe. Le pasteur ne me fut d’aucune aide et personne
d’autre ne semblait être trop dérangé. Ils avaient
l’air d’être assez satisfaits avec les directions et l’enseigne- ment
qu’ils y recevaient, apparement convaincus qu’ils avaient la
vérité.
Je me rappelle, après cette période de perplexité, être
entré dans une phase de plusieurs mois de recherche de mon âme
où je me reconnus coupable de péchés insidieux , tels
que d’être critique à l’égard des autres.
Durant cette période, je fis l’expérience d’une épreuve
spirituelle à peu près semblable à celle par laquelle
j’étais passé avant ma conversion, sauf que cette fois-ci,
c’était à un niveau différent.
LA FETE DE LA PENTECOTE
C’est là que j’ai rencontré ma future épouse,
et 21 mois après ma conversion, à 27 ans, nous nous sommes
mariés. Un mois plus tard, dans la soirée du 1er janvier 1975, à plus
ou moins neuf heures et demie du soir, mon épouse et moi avons demandé et
reçu le Saint Esprit, une expérience que notre église
et cercle de relations évangéliques condamnaient comme « pentecôtisme » et
inspirée par le diable. Il nous fut impossible d’aller dormir
avant 7 heures du matin. C’était un nouveau monde. La Bible était
vivante d’une façon que je n’avais pas connue auparavant.
Durant toute la nuit, le Seigneur nous fit parcourir les Ecritures, nous
révélant de nombreuses choses. Le Seigneur se révéla à nous
d’une façon dont nous n’avions jamais fait l’expérience
jusque là. C’était très passionant.
Nous ne pouvions pas nous empêcher de parler de ce dont nous avions
fait l’expérience. Nous ne fûmes pas du tout bien accueillis
par l’école de théologie ou par les églises. Le
pasteur baptiste nous déclara que nous devrions être très
prudents avant de croire quelque chose de contraire au conseil et à la
compréhension de l’église. Soudain, je réalisai
et lui répondis : « Vous n’êtes en rien différents
de l’Eglise catholique, ils m’ont dit exactement la même
chose lorsque j’ai été converti ! » Le Seigneur
me montra que ce pasteur n’était pas sauvé, contrairement à ce
qu’il disait. Le pasteur nous présenta trois options : premièrement
: changer d’avis ; deuxième- ment : croire ce que l’on voulait
pour autant que cela reste entre nous ou troisièmement : nous en aller.
Je savais que je ne pouvais pas renier ce que le Seigneur avait fait ou que
je ne pourrais pas m’empêcher d’en parler, nous savions
donc que notre seul choix était de nous en aller.
Lorsque nous reçûmes le Saint Esprit, nous reçûmes
aussi, bien que pas de façon immédiate mais dans les jours
qui suivirent, les dons du Saint Esprit : le parler en langues, leurs interprétations,
prophécies, miracles, guérison, parole de sagesse, parole de
connaissance, foi, visions, rêves et le discernement des esprits.
Je commençai à me rendre compte de quelque chose. Lorsque
j’étais catholique, on m’avait appris que nous étions
la vraie église de Dieu et que nos doctrines et nos croyances étaient
les vraies. Alors, je fus converti. Jésus-Christ avait pris la direction
de ma vie au moyen de la révélation des Ecritures et par le
ministère de quelqu’un qui n’était pas catholique.
Ma vie était transformée et avait beaucoup changé pour
un mieux. Je savais que l’Eglise catholique n’avait pas raison.
Alors, lorsque je fus baptisé dans le Saint Esprit, je découvris
qu’il y avait plus, bien que les évangélistes m’avaient
dit que j’avais tout ce que l’on pouvait avoir. Les évangélistes
n’avaient pas raison. J’avais entendu de la part de certaines
personnes qu’il y avait encore un troisième niveau d’expérience
dans le Seigneur. Cette fois-ci, je n’allais pas laisser quiconque
me retarder si ce niveau était accessible. Je me mis en route pour « entrer
dans le repos » ou être rendu parfait ou sanctifié, comme
certains l’appellent. Cela n’arriverait pas avant de nom- breuses
années.
Durant les mois qui suivirent, le Seigneur nous exposa à toutes les
religions, églises et dénominations formelles et organisées
et nous en sépara. Remarquez bien que ceci ne fut pas du tout une
réaction de douleur ou d’amertume, contrairement à ce
que certains ont naturellement mais faussement présumé. Je
jetai ou brûlai tous les livres et passai des heures entières
dans les Ecritures tous les jours durant les 2 à 3 ans qui suivirent.
Je me rendis bientôt compte que ce qui était enseigné et
pratiqué dans les églises, évangéliques y compris,
et ce qui était enseigné dans les Ecritures étaient
assez différents sur de nombreux points cruciaux. (Je n’emploie
pas le mot « crucial » à la légère.) C’était
une lutte, une bataille avec l’incrédulité. Les doutes
m’assaillaient, les gens me critiquaient et nous étions assez
seuls, durant de nombreuses années. C’était dur, mais
bon. Durant ce temps, le Seigneur pourvoyait à tout ce dont nous avions
besoin à tous égards.
En mars 1976, un peu plus d’un an après que nous ayions reçu
l’Esprit Saint, le Seigneur me parla et dit, dans une vieille cabane
en rondins abandonnée : « J’ai mal ! J’ai mal ! » Je
pouvais sentir le froid de Sa douleur me traverser le corps! Usant des objets
comme symboles, Il me dit que Son peuple périssait parce qu’il
croyait des mensonges, pratiquait une fausse religion, observait des coutumes
païennes, qu’il était dans les ténèbres et
l’ignorance, sans connaissances. Il me dit de quitter tout système
religieux formel et nominal, où Son peuple et tous les autres périssaient,
et de l’abandonner comme j’abandon- nerais mes propres excréments.
Il nous en fit sortir.
Huit ans plus tard, en 1984, Il me donna de l’interroger à propos
de ce qu’Il m’avait dit. Je demandai : « Seigneur, pourquoi
as-Tu mal ? » Il répondit : « Parce que Mon peuple souffre. » Je
demandai : « Pourquoi souffrent-ils ? » Il répondit : « Parce
qu’ils ne m’obéissent pas. » Je demandai : « Pourquoi
ne T’obéissent-ils pas ? » Il dit : « Parce qu’ils
choisissent de n’en faire qu’à leur tête. » « Pourquoi
choisissent-ils de n’en faire qu’à leur tête ? » demandais-je.
Il répondit : « Parce qu’ils manquent de connaissance. » « Pourquoi
manquent-ils de connaissance ? » demandais-je. Il répondit : « Parce
que personne n’est prêt à sacrifier sa vie pour qu’ils
puissent avoir cette connaissance. »
Je fus silencieux pour un moment. Des années auparavant, j’avais
réalisé que beaucoup de gens voulaient que le Seigneur soit
leur ami, Lui demandant des choses, le priant lorsqu’ils avaient besoin
de quelque chose. Mais qu’en est-il quand il s’agit d’être
Son ami ? Ne désirait-Il pas ceux qui seraient Son ami ? Abraham était
connu pour être un ami de Dieu. C’est ce que je voulais. Je demandai
donc au Seigneur : « Seigneur, serais-je Ton ami si je n’étais
pas prêt à sacrifier ma vie pour que les gens puissent avoir
cette connais- sance ? » Il n’y eut pas de réponse, mais à mes
yeux, la question était rhétorique. J’en connaissais
la réponse.
Quelques minutes seulement avant cette session de questions-réponses,
une grande paix m’avait enveloppé, et par inspiration, je dis
: « Seigneur, voici le genre de vie que je voudrais mener : une vie
dans laquelle je serais libre d’aller et de venir, dans laquelle Tu
ferais de moi ce qu’il Te plaît, prenant soin de tous mes besoins
et des mes affaires pendant que Tu m’utilises à Tes fins et
pour m’occuper de Tes affaires. » Précisément à ce
moment-là, Il dit : « Tu l’as. » En d’autres
mots, « Accordé. »
LA FETE DES TABERNACLES
Seize ans plus tard, un ange me visita pour me fortifer et une consé- cration
d’obéissance prit place, dans des circonstances éprouvantes.
Ce fut une bataille finale, jusqu’à la mort. Une personne ne
peut servir le Seigneur qu’avec une condamnation à mort sur
soi. C’est la victoire ; c’est le repos. Durant la dix-septième
année, l’alliance entre le Seigneur et moi commença à avoir
un effet plus complet.
Durant toutes ces années, le Seigneur était l’Enseignant,
la Bible était le livre d’école et le monde était
la classe. Il amena de nombreuses personnes dans notre vie, pour nous corriger,
nous apprendre et nous amener à cette place de repos en Lui. Ce fut
une vie d’eaux, de feux, de sang, de larmes, de corrections, oui, de
châtiment, peine, angoisse, défaites et leçons. Il n’a
pas seulement pardonné des péchés, mais Il a corrigé la
nature pécheresse qui est très religieuse, autosatisfaite,
têtue, incrédule, fière, ignorante, arrogante et égoïste.
Combien Dieu est miséricordieux et combien Il est fidèle. Vraiment,
Il EST amour et Il EST bon. Aussi, Il règne sur tout. Ça, je
le sais. A de nombreuses reprises, Il m’a révélé que
nos circonstances sont en Son contrôle total, dans le moindre détail.
Oh, merci, Seigneur Jésus, merci. Il est le Seigneur de tous.
Je vous déclare aujourd’hui que le Seigneur m’a choisi
parmi les hommes, pour enseigner, déclarer la vérité à tous
ceux qui, selon Sa volonté, doivent entendre, à de bonnes ou
de mauvaises fins. Je marche avec Lui aujourd’hui dans Son Présent
Avènement et confesse que Jésus-Christ vient en chair. Ceci
est le jour du Seigneur. C’est un grand et terrible jour, grand pour
le juste et terrible pour le méchant. Que tous aient peur et se repentent.
Le Seigneur est venu pour réconcilier toute chose à Lui-même.
Béni soit le Nom du Seigneur Jésus-Christ, Yashuah HaMaschiach
Adonai (Hébreu), Yaweh, Le Seul et Unique Qui est Dieu et Qui créa
toute chose pour Lui-même ! Et de la même façon qu’Il
a une personne marchant avec Lui, j’ai une personne qui marche avec
moi : Paul Benjamin Cohen, un Juif, tant en chair qu’en esprit, à qui
je fus envoyé pour le délivrer, par la Parole du Seigneur en
1979 au Kibboutz Revivim, HaNegev, Israël. Ensemble, nous marchons devant
le Seigneur du Ciel et de la terre et nous disons ce qu’Il nous donne
de dire, pour le bien de tous ceux vers lesquels Il nous envoie.
Bénis soient ceux qui ne sont pas offensés par nous.