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Le témoignage de Sara Schmidt

Qui peut comprendre les grands mystères du Seigneur ?

Mon nom est Sara Vietta Schmidt, et je suis née le 2 octobre 1979. A l’époque où mon monde fut mis dessus-dessous (ou dessous-dessus) j’avais 21 ans, je vivais avec mes parents dans un faubourg de Kansas City, au Missouri et mes plans étaient d’aller au séminaire. Je ne savais pas exactement pourquoi je voulais aller au séminaire, sauf que je voulais en savoir plus à propos du Seigneur. J’étais une oratrice horriblement maladroite, je ne pense donc pas que la vie de prédication était ce que je recherchais, mais je ne savais pas non plus ce que je recherchais. Lorsque j’étais enfant, j’avais montré un intérêt pour le ministère. Cependant, en grandissant, je devins plus intéressée à faire d’autres choses, et quand mon père fit clairement savoir qu’il était opposé à mon idée de ministère, je l’abandonnai et poursuivis ces autres intérêts.

Certaines choses qui se sont passées avant que la crise (Définition : « Une situation ou un point crucial ; un point où les choses tour- nent. ») ne prenne place dans ma vie :

Un jour de décembre 1999 (j’avais 19 ans), je pris part à une réunion chrétienne évangélique. A ce moment-là, bien que je me déclarais « chrétienne », je n’avais pas encore été exposée à la confrérie ou à des discussions à propos du Seigneur avec d’autres personnes. Durant la réunion, le pasteur demanda à chacun de fermer les yeux, et que ceux qui n’avaient jamais « accepté » le Christ comme leur Sauveur lèvent la main. Avec une certaine perplexité, je levai la main. Après la réunion, il vint me trouver pour me parler. Bien que je ne sais pas si l’idée de ministère était dans mes pensées avant cet instant-là, je lui dis que je pensais aller au séminaire, mais que mon père y était formellement opposé, et que je ne savais donc pas quoi faire. Je me sentais très perdue et seule. L’homme me regarda d’un air ébahi, et dit : « Eh bien, si tu penses au ministère, il est clair que tu as accepté le Christ. » Il aurait tout aussi bien pu me parler dans une langue étrangère. Qu’est-ce que cela voulait dire d’ « accepter le Christ » ? L’homme ajouta : « Voici ce que le Seigneur te dit : ‘Je ne te quitterai ou ne t’abandonnerai jamais’ » Il retourna à la « soirée » (l’atmosphère de la réunion était très légère), et je partis.

Ce soir-là, je suis allée me promener, ayant besoin d’un moment pour réfléchir à ces choses. J’avais entendu parler de la prière toute faite pour accepter le Christ comme mon Sauveur, mais j’étais toujours incapable de la faire. Je priai que le Seigneur fasse de moi ce qu’Il voulait, quoi que cela soit, et que je ne me raccroche à rien qui soit en dehors de Sa volonté. Cet événement changea ma vie. Je commençai à lire les Ecritures avec sérieux (J’y avais été exposée dans mon enfance et les avais lues de temps à autres – en cachette de mon père.), à écouter une radio « chrétienne », à jeûner occasionnellement (bien que le jeûne que je connaissais permettait à la personne de manger au coucher du soleil), et à prier.

Ma mère était enchantée de sa « nouvelle » fille, mais mon père était dégoûté. Ma mère et moi, soit dit en passant, étions très proches (même en dehors de nos penchants religieux communs). Nous partagions tout, au point que nous étions plus semblables à de meilleures amies ou à des sœurs qu’à une mère et sa fille, et nous avions beaucoup d’intérêts en commun (théâtre, chevaux, livres, films, certaines musiques, etc.) Cependant, il ne m’a jamais vraiment été possible de lui partager ce qui m’arrivait dans le Seigneur. Sa légèreté à l’égard de ces choses était un rien perturbante, et je ne pensais pas qu’elle saurait ou comprendrait ce que je ressentais.

Voici un autre événement dont je me rappelle. Peu avant que je ne rencontre Paul et Victor, j’étais tombée sur les versets suivants en lisant la Bible : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre esprit, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
(Rom. 12, 1-2)

Je me sentais coupable et excitée. Soudain, c’était comme si je ne voulais plus rien d’autre que ce dont ces versets parlaient. Je me mis à genoux dans ma chambre et demandai à Dieu de me prendre comme un sacrifice qui Lui serait offert. Je ne savais pas ce à quoi cela ressemblerait, mais je savais que, pour ma part, il n’y avait rien en ce monde qu’une personne ne puisse avoir qui soit plus grand que d’être identifié avec Dieu – ce qui se passe lorsque la vie d’une personne est complètement Sienne.

J’avais oublié cet événement jusqu’à ce qu’il se rappelle à moi quelques années plus tard (2003 ou 2004), quand la réalité de ces mots fut révélée par l’œuvre de Dieu en moi.

Début mai 2001. (J’étais âgée de 21 ans)

Je faisais une recherche Internet à propos du christianisme. (Je me sentais perdue, seule et dans le besoin.) Je tombai sur www.eliyah.com, qui prêche le retour aux racines hébreuses, utilisait le nom Yashua (ou autres orthographes hébreuses) pour Jésus-Christ et Yahweh pour Dieu. Ils prêchaient aussi contre l’observance de Noël et de Pâques. Je ne savais pas vraiment que penser de leur engagement à utiliser ces autres noms pour Jésus et Dieu, mais j’ajoutai foi aux faits dont ils faisaient mention à propos de Noël et de Pâques. De même, je savais que si je décidais de vivre selon ce que j’apprenais, j’allais perdre ma famille. A leurs yeux, les traditions familiales sont ce qui maintient la famille unie. Je priai Dieu de me montrer ce que je devais faire en regard de ces choses et Le priai de me donner de la force.

Le jour suivant, je fis la rencontre de Paul et de Victor dans un forum de discussion du même site internet. Le forum était bondé et j’avais essayé d’entamer une conversation. J’avais tenté de poser des questions, mais on m’ignora ou on ne me remarqua pas, tant les gens étaient impliqués dans des discussions passionnées sur des sujets qui n’avaient rien à voir avec mes questions. Au moment où je fermais la fenêtre, découragée, Paul m’apostropha. Il me demanda si j’avais reçu une réponse à mes questions. Je répondis que non.
La seule chose dont je me rappelle, spécifiquement, est d’avoir dit à Paul : « Si je crois, je vais être très seule. ». Paul dit : « Prends Abraham, par exemple. Il y a des moments où les croyants sont seuls et ont besoin de l’être. »

Nous avons conversé pendant un petit moment et, étant donné qu’en ce temps-là Paul n’avait accès à l’Internet qu’à la bibliothèque, nous avons échangé nos adresses e-mail lorsqu’elle fut sur le point de fermer ses portes. Paul me dit également d’aller visiter le site « The Path of Truth » (Le Chemin de la Vérité), ce que je fis. Tout d’abord, je ne sus que penser. Je ne lus que les Ecrits, Chansons et Poèmes (et en ce temps-là, c’était tout ce en quoi le site consistait) mais, immédiatement, il y eut un conflit en moi à propos de ce que je faisais.

A peu près à ce moment-là, je fis un rêve venant de Dieu :

J’étais dans un champ avec des connaissances, amis et relations, la plupart d’entre eux étant des gens avec lesquels j’étais allée à l’école. Je vis un vol d’oiseaux qui s’approchait à l’horizon. Comme ils s’approchaient, je vis que c’était des hérons ou des grues. Ces oiseaux étaient incroyablement beaux. Ils remplirent le ciel. Ils étaient si nombreux que le ciel s’assombrit. Soudain, les oiseaux s’arrêtèrent de voler, restant en l’air comme s’ils étaient suspendus, et, un par un, prirent feu. Comme ils brûlaient, ils s’écrasèrent au sol l’un après l’autre. Les personnes qui étaient touchées par les oiseaux en feu étaient tuées. A la fin du rêve, j’étais la seule personne encore en vie et, bien que le ciel était toujours rempli de grues en feu, je n’avais pas peur.

A cette époque-là, je venais tout juste d’obtenir mon diplôme de Technicienne Vétérinaire dans un centre universitaire, avec mention AA. Cependant, j’avais clairement fait savoir que je voulais entrer au séminaire et mes parents avaient payé un acompte pour ma licence auprès du SMSU à Springfield au Missouri.

Au fur et à mesure que je lisais les écrits de Victor, je pensais à tous mes plans et je me sentais coupable. Le séminaire ? Qu’est-ce que le séminaire ? Si ce que je recherchais était de connaître et de faire la volonté de Dieu (ce que tout séminariste serait supposé rechercher) pourquoi voulais-je instinctivement me détourner de ce que j’entendais (que tous doivent se repentir et rechercher Dieu au lieu d’essayer d’accomplir de « bonnes » œuvres en dehors de Lui) et prétendre que la vie pouvait continuer comme avant ? A ce moment-là, j’ai même écrit une lettre à Paul, le remerciant pour ses échanges, mais lui disant que je croyais que rien n’était exigé de moi à ce moment-là. Il m’écrit une lettre me mettant en garde de ne pas m’endurcir dans ma propre vertu. Je suis incroyablement reconnaissante d’avoir reçu cet avertissement.

Aux environs de la fin du mois d’août, une sœur en Jésus-Christ, Lois Benson, reçut une prophétie pour moi. Elle dit : « Tu te moques du monde. Tu es un puit à sec, mais tu sera remplie. » Je me rends maintenant compte des jeux religieux auxquels je jouais ; je prenais une voix mélodramatique pour parler de ces choses, parlais de façon hautaine, déployant ma « vertu ». Je ne peux qu’être reconnaissante de la patience et de la grande bonté dont le Seigneur a fait preuve en me tirant hors de tout cela et en ne me laissant pas dans ma présomption.

Un jour vint où je devais faire un sermon à l’église (Confession des Disciples du Christ, appelée l’Eglise chrétienne de Gracemor) pour me donner un avant-goût de la vie de pasteur. Phil Willoughby, le pasteur supérieur de cette église, eut cette idée lorsqu’il entendit parler de mes projets de séminaire.

A peu près 1 ou 2 semaines après avoir rencontré Paul en ligne, je devais avoir une réunion avec Phil pour réviser mon sermon ; il voulait aussi me donner quelques conseils et m’aider. Je me rendis chez lui un vendredi soir (son épouse Judy était là elle aussi). Je croyais qu’il allait m’apprendre comment savoir la volonté de Dieu et ce que je devais dire dans mon sermon, mais au lieu de cela, il me parla de certaines techniques oratoires et de leur effet sur une audience. Il dit : « Si tu termines ton sermon par une prière, c’est très convaincant. Il semble que les gens font davantage attention et se souviennent plus clairement de ce que tu avais dit juste avant. » Cela me mit mal à l’aise et je me disais : « Est-ce là le but de la prière ? ».

En quittant cette réunion, je savais que Phil n’était pas un homme de Dieu.

Ce soir-là, j’ai donné un coup de téléphone à Paul pour la première fois ; je lui ai raconté ce qui venait juste de se passer et lui parlai de mon prochain sermon. Il me demanda d’aller lire 1 Timothée 2, 9-15 (En particulier « Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de prendre l’autorité sur l’homme, mais elle doit demeurer dans le silence.), et il ne demanda si je pensais que je devais faire mon sermon. « Non. » Répondis-je, ayant la réponse sous les yeux.

De même, il me demanda : « Que vois-tu dans ces versets qui parlent de Jésus venant en chair » et il me renvoya à ce passage des Ecritures :

« Reconnaissez à ceci l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus venu en chair n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. » (1 Jean 4, 2-3.)

Je répondis : « Ici et maintenant. ». Ce n’était pas du tout une chose à laquelle j’avais réfléchi. Le Seigneur me montra la réponse à ce moment-là, qu’Il vient au travers de Son Peuple et que, à ce moment-là précis, quelqu’un pourvoyait à mes besoins dans le Seigneur.

Je poursuivis ma tentative d’écrire un sermon. Je me demandais si je ne pourrais pas partager avec tout le monde les choses que j’avais apprises et que le Seigneur m’avait montrées à mon propos, à propos du système dans lequel les églises s’inscrivent, etc., et en même temps, je voyais aussi que j’avais été dans l’erreur, que j’en avais par conséquent mené d’autres dans l’erreur et que je n’étais pas dans une position pour enseigner ou sermonner qui que ce soit. La chose ne devait pas être, comme Il l’avait clairement montré le soir précédant. A chaque fois que je m’installais à l’ordinateur pour essayer d’écrire mon sermon, je commençais à me sentir mal. J’allai à la salle de bains pour récupérer, fis l’une ou l’autre chose pour me distraire et revins à l’ordinateur, pour me sentir mal à nouveau. Je savais pourquoi. Ce que j’avais à faire m’avait été indiqué et je désobéissais.

J’appelai Phil chez lui et lui dis que je ne prêcherais pas, ne dirais pas le sermon de la semaine suivante et que je n’entrerais pas au séminaire. Je lui donnai les passages des Ecritures que Paul m’avait donnés ainsi que le site Internet de Victor, pensant que peut-être il verrait la vérité qui s’y trouvait et qu’il me rejoindrait dans le repentir. Il n’avait pas le temps de me parler à ce moment-là, mais il me dit que le lendemain (dimanche) il me verrait après l’office.

Le lendemain, je vis Phil dans son bureau à l’église. Il essaya de me confronter sur ma position selon laquelle les femmes ne devraient pas prêcher, disant : « Que fais-tu de Corrie Ten Boom, alors ? » Je répondis : « Phil, voilà tout ce que je sais : le Seigneur m’a montré ce que je dois faire, puis-je dès lors discuter avec Lui ? » Je lui demandai s’il avait jeté un coup d’œil au site de Victor. Il répondit, assez froidement : « Oui » Je lui dis : « Qu’en pensez-vous ? » Il répondit : « Je ne suis pas d’accord, d’un point de vue doctrinal. » Pourquoi était-il sur la défensive ? Pourquoi, en tant que mon pasteur, n’a-t-il pas attiré mon attention sur les erreurs qu’il avait perçues et leurs possibles conséquences ? Je savais que le fait que Dieu s’était révélé à moi au travers de ces écrits était plus important qu’une simple dispute doctrinale. Je n’avais pas ajouté foi à que j’avais lu parce que j’étais d’accord avec certaines doctrines, mais parce que le Seigneur m’avait montré que ce qui était écrit là était la vérité. Ce dimanche-là, le 3 juin, fut la dernière fois que je suis allée à l’église.

Après ma prise de décision de ne plus retourner à l’église, j’eus une conversation avec ma mère lors de laquelle je m’ouvris à elle à propos de certaines chose qui m’étaient arrivées et la décision que j’avais prise.
Elle dit : « Tu ne vas plus aller à l’église, alors ? »
« Non. »
Elle dit : « Alors, ça veut probablement aussi dire que tu ne vas pas non plus aller au séminaire ? »
« Oui. »
Elle me regarda, un peu énervée et dit : « Qu’est-ce que tout le monde va penser de moi ? Tu avais de tels plans et de telles ambitions, et maintenant, tu vas aller gaspiller ta vie ! Qu’est-ce que je vais dire à tout le monde ? »

Je la regardai, perplexe et un rien sidérée. Quoi ? Pas d’autres questions ? Pas de préoccupation ou d’intérêt pour ce que je voulais lui partager, pour les choses du Seigneur ? Après cela, je ne lui ai plus beaucoup parlé, du moins pas dans l’attente ou l’espoir qu’elle comprenne.

Le dimanche suivant (le premier dimanche où je ne suis pas allée à l’église et le jour où j’aurais dû faire mon sermon), mes parents me réveillèrent tôt le matin, et avant même que je n’aie une chance de passer par la salle de bains, ils me firent un mini-procès à l’extérieur de ma chambre. Ils me dirent que j’étais coupable de parler aux personnes qu’il ne fallait pas et que j’étais coupable de ruiner ma vie. Je n’avais pas de défense toute prête, étant donné que je ne voulais pas renier le Seigneur, mais je clarifiai quelques détails (en fait, cela joua en ma défaveur, dans leur esprit), par égard pour la vérité. Ma sentence : finis les appels longue-distance à partir de la maison et je ne pouvais plus non plus utiliser l’Internet à la maison. En clair, cela voulait dire qu’ils souhaitaient que je cesse toutes communications avec Victor et Paul, mais je suis reconnaissante qu’ils ne m’aient pas donné cet ordre-là aussi, parce que j’aurais eu à désobéir à un ordre explicite tel que celui-là.

Je dus donc utiliser les téléphones payants et les connexions Internet de la bibliothèque pour mes communications. Ces choses eurent un étrange effet sur moi. Le fait d’aller dans des hôtels ou au centre commercial pour de longues conversations ou aller à la bibliothèque pour lire mes messages, fit que je me sentais comme une fugitive dans ma propre ville. Et je l’étais.

Je me rappelle qu’un soir, ma mère était enragée parce qu’elle m’avait vue à la bibliothèque. Elle dit : « Je croyais que nous t’avions dit plus d’Internet. »
Je répondis : « Non, maman, vous avez dit plus d’Internet à la maison. »
Elle dit : « Tu étais supposée cesser toutes communications avec ces deux-là. »
Je répondis : « Non, maman, vous avez dit plus d’Internet et plus d’appels longue-distance à partir de la maison et j’ai obéi. »
Elle n’a rien ajouté.

Durant ce temps-là, chaque jour était le témoin de nombreuses tempêtes, à l’intérieur et à l’extérieur. Il n’y avait pas un moment avec mes parents qui ne soit l’occasion d’une éruption, tel un volcan sous pression. J’étais sous pression et mes parents, pour un temps, représentèrent le fourneau de l’affliction.

Une nuit, peu de temps après ceci, ma mère fit éruption dans ma chambre, bien après que je sois allée me coucher. Elle devait avoir lu le site de Victor, à la recherche de quoi que ce soit qu’elle puisse utiliser contre moi (une chose qu’elle faisait souvent). Elle dit : « Sara ! », ce qui me réveilla. Je dis : « Oui, maman ? » Elle dit : « Est-ce que tu crois vraiment que le pasteur Phil est un merce-
nai
re ?! »  Je dis : « Oui, maman. » Elle dit : « Je vais aller le lui dire. » Je dis : « Pas de problème, maman. »

Je ne crois pas que j’avais déjà lu quoi que ce soit sur le site de Victor concernant les images, mais un jour, en rentrant du travail, je fus dégoûtée par la décalcomanie en forme de poisson (un autocol- lant avec l’emblème « chrétien » du poisson) que j’avais apposée sur ma voiture, par toutes les images que j’avais dans ma chambre ainsi que par le pendentif en forme de croix que je portais autour du cou. Je considérais ces choses comme faisant partie d’une religion fausse et superficielle, et je ne voulais désormais plus y participer. J’arrachai l’autocollant de ma voiture, cassai le collier que j’avais autour du cou et pris un grand sac poubelle dans ma chambre pour la débarrasser de toutes mes images et de la crèche (J’avais une crèche dans ma chambre toute l’année car je considérais la naissance du Christ comme quelque chose qui s’appliquait tous les jours et je ne voulais pas ne penser à Lui qu’une fois l’an.) Je jetai le tout à la poubelle.

Ce jour-là au souper, mon père était en rage. « Alors, Sara », dit-il, « j’ai remarqué que tu as retiré l’autocollant de ta voiture. »

J’étais relativement surprise, parce qu’il n’avait jamais aimé la personne religieuse que j’avais été. Il m’aimait encore moins (en fait, je lui étais tout bonnement insupportable) maintenant que je marchais dans l’obéissance au Seigneur. Il m’avait dit, peu de temps auparavant, « Tu crois suivre Dieu ? Tu parles ! Ta mère et moi nous sommes Dieu ! »

Durant la nuit du samedi 16 juin, je fis un autre rêve venant de Dieu :
J’étais assise à l’arrière d’un immense auditoire en forme de bol (plus grand que tous les auditoires que j’avais jamais vus à la télévision), au milieu de milliers pour ne pas dire de millions de personnes, l’excitation était grande et la foule était dans l’expectative. Il y avait un autel dressé sur une estrade au milieu de l’auditoire. Quelqu’un allait être présenté comme un sacrifice à Dieu. Soudain, je sus que ça allait être moi. Je me levai et, comme je m’avançais vers l’estrade avec une certaine appréhension, la foule se fit sombre et silencieuse. Lorsque j’atteignis le bas des escaliers, il y avait deux hommes de Dieu qui étaient là pour me recevoir. Je savais qu’il s’agissait de Paul et de Victor. Je fus conduite vers une porte que se trouvait dans le mur en dessous de l’estrade (Les marches qui menaient à l’autel étaient sur ma gauche, et j’étais surprise que ce n’était pas là qu’on m’emmena à la place.) Le sol de la pièce dans laquelle on m’amena était de sable. Les hommes de Dieu me dirent de me préparer. J’étais un rien anxieuse, et tout ce que je voulais était qu’on procède au sacrifice. Je me mis à genoux sur le sol sablonneux, mon corps penché vers l’avant, mon front touchant le sol et mes bras étendus devant moi. Je priai pour que le Seigneur m’accepte comme sacrifice pour Lui. Je continuai à prier durant les deux jours que je fus laissée là. Mes forces m’aban- donnèrent et je devins faible et épuisée. Je n’avais même plus aucunes forces lorsque les hommes de Dieu revinrent dans la pièce. On me dit qu’il était temps pour le sacrifice. Ils avaient amené l’autel avec eux et l’avaient placé à côté de moi.

C’était ce que je voulais. Je voulais toujours le faire, mais je n’avais plus aucune force et j’étais incapable de bouger. Les hommes de Dieu s’agenouillèrent à côté de moi et me soulevèrent sur l’autel. Ils durent faire l’usage de toutes leurs forces. Ils m’étendirent sur l’autel et le rêve prit fin.

Etant donné que la bibliothèque était fermée le lendemain, diman- che, il me fut impossible d’écrire à Paul avant lundi, tôt dans la matinée. Après avoir écrit le rêve dans son entièreté et l’avoir envoyé par e-mail, je remarquai que je venais de recevoir un message que Paul m’avait écrit le samedi soir. Il me disait qu’il avait reçu de la part du Seigneur que j’étais appelée à renoncer à ma famille ; il dit, « Le Seigneur Jésus t’appelle à être complètement identifiée à Lui et à Son Peuple. »

Cette Parole du Seigneur vint confirmer ce qui était déjà en train de se passer. J’étais poussée hors de ma famille dans leur lutte contre de que Le Seigneur était en train de faire de moi, et cet e-mail m’aida à garder mon point de mire et à confirmer mes pas. J’avais décidé de quitter Kansas City le week-end où mes parents allaient partir en vacances. J’avais aussi un emploi où j’allais garder la maison et le cheval de quelqu’un durant son absence, et il prenait fin le jour précédant mon départ.

J’eus un certain nombre d’incidents avec ma famille durant cette période. Jusque là, tout ce dont ils étaient au courant était que je n’allais plus à l’église et que j’avais tourné le dos à mes projets de séminaire.

Un soir, je me rendis au sous-sol où ma mère était en train de coudre. Elle commença à me parler d’un retour à l’église et me posa quelques questions à ce sujet. Je lui dis que le Seigneur m’en avait faite sortir ; qui étais-je donc pour y retourner ? Elle s’arrêta de coudre et dit : « Sara, si tu crois que le Seigneur va prendre le contrôle de ta vie et qu’Il va te parler et te montrer Sa volonté, il va y avoir un fossé entre nous qui ne pourra jamais être franchi. »

Je fis demi-tour pour retourner à l’étage et dis : « Que Sa volonté soit faite. »

Ma mère, soit dit en passant, avait raison ; il y a un fossé entre nous qui ne pourra jamais être franchi.

A ce moment-là, une jeune femme venait tout juste d’être assassinée par son père, le pasteur d’une Eglise baptiste à Kansas City. La femme avait quitté l’église de son père pour aller travailler pour une autre en ville, qui, je pense faisait même partie de la même confession. Son père la tua dans un accès de rage.

Un soir, au moment du souper, ma mère souleva ce sujet et, avec un air menaçant, se tourna vers mon père en disant : « Nous ne voudrions pas avoir à faire une chose pareille, n’est-ce pas, mon cher ? » Je n’avais pas peur, mais je compris le message.

Une autre fois, j’étais dans la cuisine et mon père entra dans la pièce. Son visage était rouge et ses yeux injectés de sang. Il se dirigea vers la table d’un pas rapide et de son bras, fit un mouvement en arrière, pour me frapper. Calmement, je le regardai dans les yeux, sachant qu’il n’y avait rien qu’il puisse me faire à moins que Dieu ne le permette. Cependant, une partie de moi savait aussi que s’il me frappait, j’étais morte. Non qu’un seul coup aurait suffit (bien que c’eut été possible), mais il n’aurait pas arrêté de frapper avant que je ne sois morte. Je n’avais toujours pas peur du tout et le regardai calmement dans les yeux, avec cette prière dans le cœur : « Que Ta volonté soit faite. » Papa me fixa du regard avec haine, abaissa le bras et sortit de la pièce aussi brusquement qu’il était entré. Je savais que le Seigneur m’avait montré que la situation était grave, mais qu’Il me gardait.

Une nuit, tard dans la soirée, juste avant que je n’aille me coucher, à peu près un mois après mon rêve du sacrifice, alors que mes parents savaient que j’avais toujours des contacts avec Victor et Paul et que je ne me détournais pas des choses que le Seigneur m’apprenait et me montrait, ils me dirent que j’avais une décision à prendre. Je devais soit leur donner accès à mon compte e-mail, ce qui voulait dire que je devais leur donner mon mot de passe, soit quitter la maison cette nuit-là.

Tout d’abord, je ne sus pas vraiment quoi faire, mais, après avoir prié, décidai de leur donner mon mot de passe. Je me demandais si cela ne leur ferait pas du bien de lire tout ce qui s’y trouvait. Qu’ils soient confrontés à la vérité !

En ce temps-là mon mot de passe était « Godreignssupreme » (Dieu règne suprême). Lorsque je le leur donnai, ils passèrent un petit moment à se moquer de mon choix de mot de passe, puis ils allèrent consulter mes e-mails. Ils lurent et imprimèrent jusqu’au dernier des messages que j’avais reçus de Paul et de Victor. « Et bien mainte- nant, nous avons des preuves. » dirent-ils.

Des preuves de quoi ? Je n’en étais pas sûre. Quel crime avais-je commis ? Selon eux, le crime de suivre un autre Dieu qui n’était pas eux. Depuis lors, j’ai appris que tout le monde a cette position, bien qu’il se peut qu’elle ne soit pas affirmée ou suivie de façon si flagrante. Ils avaient leur volonté, ils souhaitaient que je m’y plie, et comme cela m’était impossible, ils m’accusèrent de blasphème à leur égard.

Ils passèrent du temps à me cuisiner à propos de certaines choses qui avaient été dites. Ils me demandèrent si je me conformais à ce que Dieu m’avait donné. Je leur dis que oui. A ce moment-là, ils savaient que j’avais pris la décision irrévocable de déménager au Montana. Ils ne savaient pas quand, mais la seule idée que je puisse prendre une décision sans les consulter, peu importe quand cela allait se passer, leur était insupportable. Cependant, que je sois au Montana ou pas, nous n’arrivions pas à tomber d’accord.

Ma maman lut le rêve que le Seigneur me donna à propos du sacrifice. Elle dit que cela l’inquiétait. Elle dit qu’elle croyait que le rêve venait de Dieu, mais que son interprétation était différente de celle que j’avais donnée (qui était que Paul et Victor étaient des hommes de Dieu et que j’allais obéir au Seigneur à travers eux). Elle dit que le Seigneur m’avertissait qu’ils allaient me tuer, du moins spirituellement, si pas physiquement. Je lui dis que, dans le rêve, j’étais sacrifiée au Seigneur, qu’il ne s’agissait pas d’une mort impie. Ce point lui échappait et elle resta incapable de voir les choses d’une manière autre que celle qu’elle avait exprimée.

Le lendemain matin, maman me dit qu’elle avait discuté avec mon père et que je devais déménager avant le soir. Elle dit qu’ils ne voulaient plus me voir à la maison quand ils rentreraient du travail ce soir-là. J’étais à la porte. Ils disaient que m’avoir à la maison plus longtemps était tout simplement trop épuisant émotionnellement.

Un petit temps avant cela, j’avais accepté de loger dans la maison de mon professeur d’équitation durant l’été, pendant les deux semaines où elle allait rendre visite à une amie. Lorsque mes parents me mirent à la porte, nous n’étions qu’à un ou deux jours du moment qui avait été arrangé, je vécus donc avec Kendra durant quelques jours avant qu’elle ne parte en vacances.

En parlant d’équitation, j’avais arrêté de monter mon cheval, Trudy, environ deux semaines auparavant. Jusque là, nous nous étions entraînés au dressage et ses performances étaient assez bonnes pour une petite jument arabe grise et pleine de cran. Mais un jour, alors que nous venions juste de commencer les leçons du jour, je fus soudain frappée par la totale futilité de la chose. J’étais sur le point de prendre la plus grande décision de ma vie et faisais face à des questions de vie ou de mort, j’étais aussi en train de recevoir mes premières corrections de la part du Seigneur, et tout ce que je trouvais à faire était de faire tourner mon cheval en rond, essayant de perfectionner sa marche, son trot et son petit galop !? Je sus alors que je n’allais plus me consacrer à l’équitation et étais reconnais- sante que le Seigneur me donnait quelque chose de mieux. J’ordonnai à Trudy de s’arrêter, mis pied à terre et préparai quelques obstacles pour une promenade d’adieu. Ce fut la dernière fois que je suis montée à cheval et lorsque j’ai quitté Kansas City, je l’y ai laissée elle aussi. Ces choses-là ne m’intéressaient plus, un point de mire plus élevé m’avait été donné. C’était très bon.

Un jour, tard le soir, alors que je parlais avec Paul, je fus frappée de la situation, du fait que j’étais guidée, pas à pas, au travers de ces tests et épreuves de ma foi, et que Paul et Victor se préoccupaient de mon bien-être, plus que mes propres parents, qu’ils se préoccupaient même de mes parents, bien que mes parents n’auraient même pas voulu leur parler ou écouter ce qu’ils avaient à dire. Je fus un peu émue et dis : « Paul, pourquoi te soucies-tu de moi ? » Il garda le silence pendant un moment et dit : « Pourquoi crois-tu ? » Comme un rayon de lumière éclaira mon âme, je connus la réponse. Je répondis : « Parce que le Seigneur est avec toi. ». « Est-ce là ce que tu crois ? » demanda-t-il. « Oui ! » répondis-je.

Pour moi, ce fut une étape de pouvoir donner une telle réponse. Je savais que le Seigneur me montrait de la sollicitude, en ce qu’il avait été donné à Paul et Victor de voir et de parler pour mon bien. Le Seigneur envoya ces hommes pour que je puisse entendre la vérité et, par la grâce de Dieu, y inscrire ma démarche.

Quelques jours avant que je ne quitte Kansas City, mon père appela mon ami Tim et lui demanda de me faire savoir qu’il voulait me voir. Tim m’avait emmenée pour que je reprenne ma voiture (je lui avais fait passer une inspection) et la maison de mes parents était sur la route. Je priai pour savoir si oui ou non je devais y aller, mais ne reçus pas de réponse ni dans un sens ni dans l’autre. Je décidai d’aller voir ce qu’ils voulaient.

Lorsque j’arrivai à la maison, je frappai à la porte et mon père ouvrit. Je lui dis : « Tu voulais me voir ? ». Il commença à se fâcher et me dit qu’il ne voulait plus jamais me voir. Alors, il me saisit par le bras et me poussa dans les escaliers qui menaient au sous-sol (je ne suis pas tombée parce que j’ai attrapé la rampe) en disant : « Tu ne quittes pas cette maison avant d’avoir parlé à ta mère. ». Ma mère était tout aussi en colère. Avec force, elle me fourra une carte de téléphone dans la main et me dit elle aussi qu’elle ne voulait jamais plus me voir. Elle me poussa en haut des marches pour me mettre dehors. Je dis au revoir à mon frère (que je n’avais pas vu le jour où j’avais été mise à la porte) et partis.

Ma mère m’avait appelée, me demandant de venir pour souper le vendredi avant que je ne quitte la ville, deux jours avant nos départs respectifs. Je lui fis remarquer avec surprise que mon père et elle avaient tous deux dit qu’ils ne voulaient jamais plus me voir. Elle insista, m’assurant qu’ils le voulaient. J’ai discuté de la situation avec Paul et il questionna les raisons pour lesquelles je pourrais bien vouloir y aller. Est-ce que les traits n’avaient pas suffisamment été tirés ? Bien que j’étais d’accord avec ce qu’il disait, ma chair était faible et je m’y rendis.

Ce ne fut rien d’autre qu’une humiliation. A nouveau, ma mère montra son mépris pour ce qui était écrit sur le site Internet « The Path of Truth » et servit un repas qui était totalement impur – un rôti de porc et un plat d’accompagnement de crevettes (qui a jamais entendu parler d’une telle concoction !?). Elle montra combien de crédit elle accordait aux choses qu’elle avait lues.

Je mangeai avec une conscience pure et, bien que je ne croyais pas que le fait d’avoir mangé avec eux représentait un péché, je savais que j’aurais mieux fait de ne pas me soumettre à l’expérience de leurs constantes chamailleries au sujet de « Victor a dit ceci, et Paul a dit cela. » (Comme si tout cela était centré sur Victor et Paul !?) Il se peut que, en dépit de ma faiblesse et du fait que je savais qu’il eut été bon pour moi de ne pas y retourner, je reçus de bonnes choses hors de toute cette affaire. Cette situation me permit de voir, sans l’ombre d’un doute et sans le poids d’être « sous leur toit », sous leur contrôle, que j’avais pris la juste et bonne décision en partant. Je savais que les choses ne pourraient pas être réparées entre nous, ni par quelle que concession que je pourrais faire ou par des efforts ou des suppliques. Ils étaient visiblement farouchement opposés à tout ce qui m’était cher (le Seigneur), ils avaient fait savoir leurs positions et elles étaient claires pour tout le monde. Je partis le dimanche 29 juillet, tôt le matin.

Où en suis-je donc aujourd’hui, presque 5 ans après avoir rencontré Paul dans le forum de discussion ? Il n’y a pas de mots pour décrire l’incroyable gratitude que j’ai pour ce que le Seigneur a fait pour moi au travers de ces circonstances. Il ne m’a pas donné d’être Sa fille, par la foi, avant que je ne renonce à la religion et à ma famille. « Quand mon père et ma mère m’abandonnent, alors le Seigneur me recueillera. » (Psaume 27, 10.)

La vie toute entière, mon enfance et tout ce que j’avais eu jusqu’à ce grand événement étaient un terrain vague spirituel. Je n’avais jamais rien connu d’autre et ne les considérais donc pas comme tels. Je savais que j’étais seule, mais je ne sus à quel point j’étais démunie, captive, pleine de peur et de péché que lorsque le Seigneur me montra les meilleures choses que je pourrais avoir, en Lui.

Je veux aussi dire clairement, afin que l’on ne s’y trompe pas, que je n’ai absolument aucune amertume à l’égard de mes parents. Je sais que tout ce qu’ils ont fait a été accompli par le Seigneur, pour mon bien et pour la gloire de Son nom. De la même façon qu’Il a endurci le cœur du Pharaon pour délivrer Israël, Il a endurci le cœur de mes parents pour qu’ils me chassent, afin qu’Il puisse me ramasser. Un jour viendra où le témoignage qu’Il a donné contre eux va aussi les corriger.

Voici un passage des Ecritures qui est largement ignoré ou dont l’interprétation est changée pour lui faire dire autre chose que ce qui est clairement dit. Je ne savais pas ce qu’il voulait dire avant que cela ne m’arrive, directement. « Ne croyez pas que Je sois venu apporter la paix sur la terre ; Je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, mais l’épée. Car Je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que Moi n’est pas digne de Moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que Moi n’est pas digne de Moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de Moi la retrouvera. » (Matthieu 10, 34-39.)

Par la grâce de Dieu, j’ai trouvé la vie, en Lui. Il a accompli des miracles dans ma vie, me délivrant de péchés et de démons, me donnant de confesser, de me repentir et d’être libérée. Il m’a baptisée dans l’Esprit-Saint et m’a donné des dons spirituels. Il m’a donné vie et espoir, et une paix qui dépassent l’entendement, au delà de tout ce que je croyais être possible et bien au-delà de ce que je mérite. Qui suis-je pour qu’Il me choisisse parmi mes pairs et m’habille de grâce et d’honneur ? Que Dieu soit loué ! Puisse mon âme ne pas oublier Sa grande bonté et miséricorde à l’égard de Son peuple. Louange à Dieu !

« (31) Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
(32) et il rend témoignage de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
(33) Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai. »
(Jean 3, 31-33).

Sara Vietta Schmidt

Helena, Montana, USA

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Traduit en français par Ingrid Benson
Translated into French by Ingrid Benson

 

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