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La réconciliation de toutes les choses

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« Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en Lui ; Il a voulu par Lui réconcilier tout avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de Sa croix. » (Colossiens 1, 19-20 FLS.)

Il est tellement difficile de réconcilier les doctrines des hommes, comme la séparation, le tourment et l’annihilation éternels – avec les paroles inspirées par l’Esprit de Dieu.  L’intention du Dieu Tout-puissant, comme les Saintes Écritures le révèlent, a toujours été de tout réconcilier avec Lui-même.  Et, alors que les intentions des hommes ne se réalisent pas toujours, il n’y a aucun doute que non seulement Dieu est capable de faire ce qui Lui plaît, mais encore, qu’il n’y a pas de plus grand pouvoir que Sa volonté et le pouvoir de Sa résurrection, et personne qui ne soit plus pur de cœur et dans ses motifs.  A Lui, le seul Dieu sage et Seigneur Jésus-Christ, soient la gloire et les louanges pour toujours !

Cette prééminence donne le pouvoir aux hommes dans le royaume de la chair et du monde.

Pourquoi, oh pourquoi les hommes de partout qui professent croire en Lui et qui proclament la véracité et la sainteté des Écritures ne publient-ils pas avec grande joie depuis les toits cette merveilleuse vérité de Son plan pour la réconciliation de tout ?  Une raison est que cela renie complètement toute valeur portée au compte de l’humanité, qui, tout entière a besoin d’être réconciliée, ce qui ne peut arriver que comme un don de Dieu et non par l’effort de l’homme.  Les hommes religieux (et nous avons tous été religieux, d’une façon ou d’une autre) veulent avoir la prééminence et disent que c’est à cause de ce qu’ILS ont fait qu’ils ont la faveur, bien qu’ils s’expriment d’une façon qui semble attribuer la gloire à Dieu.  Cette prééminence donne le pouvoir aux hommes dans le royaume de la chair et du monde et ne rend pas gloire à Dieu du tout, seulement à l’homme.

Ce que la personne religieuse vient nous dire, en fait, est : « Dieu m’a sauvé parce qu’Il savait qu’il y avait quelque chose de bon en moi.  En ce qui vous concerne, vous L’avez rejeté parce qu’Il savait et avait déjà décidé que vous n’étiez pas prêt pour Sa grâce et Sa faveur, mais plutôt que vous méritiez une punition sans fin (ou bien vous serez tout simplement détruit).  Les quelques uns d’entre nous qui L’avons accepté rendrons grâce dans les cieux que nous n’étions pas à ce point durs et méchants qu’il nous aurait été impossible d’atteindre cet état que d’autres tels que vous ne furent pas capables d’atteindre. »

Est-ce qu’il existe une quelconque autre idée qui pourrait davantage noircir le Nom de Dieu et Son caractère que celle qui Lui attribue tout pouvoir et toute grâce, et qui cependant déclare qu’Il va consigner la majorité de Sa création à un tourment sans fin ?  Affirmer que c’est purement un don de la grâce qui donne le salut, et cependant croire que Dieu désire priver de ce don ceux à qui Il pourrait également le donner, et qu’Il va en plus choisir de les torturer pour si longtemps qu’après un million d’années ça ne fait encore que de commencer, n’est-ce pas là une idée diaboliquement démentielle ?

Penser qu’un Créateur et Dirigeant Omnipotent pourrait donner l’existence à des créatures tout en sachant que tel serait leur sort, et, pire encore, en le projetant, est Lui attribuer une insensibilité et une cruauté inimaginables.  Pour les hommes, c’est imaginable, parce qu’après tout ce sont eux qui concoctent cette idée.  Donc, ce n’est pas seulement imaginable mais aussi documenté.

Il n’y a qu’une seule voie hors de ce piège diabolique, et c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même.

L’idée d’une annihilation est certainement une fin plus acceptable, mais elle n’est pas beaucoup mieux pour donner la gloire à Dieu.  Jésus a dit que « Dieu, en effet, n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour qu’Il condamne le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. » (Jean 3, 17).  Comme nous l’avons tous entendu, « Dieu a tant aimé le monde… »  L’annihilation est-elle un amour et un salut qui ont du succès (est-ce là ce que vous désirez pour vos êtres chers ?) de la part de Celui Dont il est déclaré qu’Il est le Donneur et le Pourvoyeur de toutes choses et de la vie elle-même ?  Le Seigneur ressuscité déclare qu’Il a les clefs de l’enfer et de la mort (Apocalypse 1, 18).  Pourquoi donc leur accorde-t-on plus de pouvoir qu’à Lui ?

Revenons-en à ce que nous disions à propos du fait que les hommes se mettent à part et prennent une position supérieure basée sur leur capacité intrinsèque à recevoir Dieu. Ils poursuivent leur raisonnement en disant que s’ils méritent ou sont capables d’être sauvés et d’obtenir la faveur de Dieu, pour qui vous prenez-vous si vous ne les reconnaissez pas.  S’ils représentent une organisation qui a cette position spéciale ou s’ils en font partie, vous devez les honorer, aussi non, votre endroit de non repos final sera le crassier brûlant.  Vous devez les valider si vous voulez avoir une chance d’échapper aux horreurs qui sont présentées ou assumées comme venant d’un Créateur Tout-puissant.

Maintenant, je vous dis que vous êtes tous pris au piège de ce raisonnement diabolique que vous soyez de ceux qui croient rendre un culte à Dieu ou de ceux qui ne font aucune revendication.  Cela imprègne jusqu’à l’air que vous respirez et votre reconnaissance, qu’elle soit positive ou négative, ne fait que de donner pouvoir et honneur à la bête de l’autosatisfaction religieuse de l’homme.  Il n’y a qu’une seule voie hors de ce piège diabolique, et c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même.  Si nous croyons en Lui et continuons dans Sa parole, ce sera alors comme Il a dit : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8, 32 FLS)

Car, gloire au Dieu Tout-puissant, Ses pensées et Ses voies ne sont pas les pensées et les voies des hommes.  Comme Ésaïe l’a écrit : « Car comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi Mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et Mes pensées au-dessus de vos pensées. Car comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas, mais arrosent la terre et la font produire et germer, et donner de la semence au semeur, et du pain à celui qui mange, ainsi sera Ma parole qui sort de Ma bouche : elle ne reviendra pas à Moi sans effet, mais fera ce qui est Mon plaisir, et accomplira ce pour quoi Je l’ai envoyée. » (Ésaïe 55, 9-11 FDB)

« Et nous, nous avons vu que le Père a envoy? le Fils comme Sauveur du monde. »

Et que dit Sa Parole ?

« Toutes les nations que Tu as faites viendront se prosterner devant Ta face, Seigneur, Et rendre gloire à Ton Nom. »  (Psaumes 86, 9 FLS)

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour qu’Il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. »  (Jean 3, 16-17 FLS)

« Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. »  (1 Jean 4, 14 FLS)

« Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais Il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. »  (2 Pierre 3, 9 FLS)

« Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant Toi. »  (Psaumes 22, 27 FDB)

« … nous ayant fait connaître le mystère de Sa volonté selon Son bon plaisir, qu’Il S’est proposé en Lui-même pour l’administration de la plénitude des temps, savoir de réunir en un toutes choses dans le Christ, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre en Lui. » (Éphésiens 1, 9-10 FDB)

« … Qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité … Qui s’est donné Lui-même en rançon pour tous, témoignage qui devait être rendu en son propre temps. »  (1 Timothée 2, 4,6 FDB)

« … afin qu’au Nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »  (Philippiens 2, 10-11 FLS)

Ici les intentions de Dieu sont non seulement clairement énoncées, mais Il les donne aussi d’une façon qui se limite aux faits.  Maintenant, est-ce que vous croyez que des hommes qui pleurent et qui grincent des dents vont confesser Jésus-Christ comme Seigneur, à la gloire de Dieu ?  S’agit-il de forcer la main au niveau cosmique pour que quelqu’un s’avoue vaincu avec les dents serrées ? Pas du tout.  Les Écritures, inspirées par l’Esprit de Dieu, disent : « Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu (Seigneur), Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. » (1 Jean 4, 15 FLS)  Et encore, que « si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. » (Romains 10, 9 FDB)

A propos de la création, on dit ? plusieurs reprises que « Dieu vit que c’était bon ».

« Nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. »  (1 Corinthiens 12, 3 FLS)  Nous ne parlons pas d’un intérêt de pure forme, ce que beaucoup font (Matthieu 15, 8), mais qui ne glorifie pas Dieu.  Non, ceci est réel, inspiré par une connaissance de Dieu dans le cœur. Nous saurons tous Qui Il est et ce qu’Il a fait. « Et ils n’enseigneront plus chacun son prochain, et chacun son frère, disant : Connaissez l’Éternel ; car ils Me connaîtront tous, depuis le petit d’entre eux jusqu’au grand, dit l’Éternel ; car Je pardonnerai leur iniquité, et Je ne me souviendrai plus de leur péché. »  (Jérémie 31, 34 FDB)  Et encore, « Voici, Il vient avec les nuées. Et tout œil Le verra, même ceux qui L’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de Lui. Oui. Amen ! » (Apocalypse 1, 7 FLS)

Oui, il y aura du chagrin, mais avec un but saint vers le repentir, pas de la douleur, et encore de la douleur, et encore de la douleur, sans recours. « Car la terre sera pleine de la connaissance de l’Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer. » (Ésaïe 11, 9 FDB).  Et, « Tous les bouts de la terre se souviendront, et ils se tourneront vers l’Éternel, et toutes les familles des nations se prosterneront devant Toi. » (Psaumes 22, 27 FDB).  Demandez-vous, je vous prie, combien les fonds de la mer sont complètement couverts par les eaux, ou bien qui reste en dehors lorsque toutes les familles des nations et tous les confins de la terre se tournent vers le Seigneur des armées célestes et Lui rendent un culte.

Les Écritures sont remplies du récit que Dieu a donné en ce qui concerne Sa volonté pour la création.  Son caractère y est omniprésent, car c’est en connaissant Son caractère que nous connaissons aussi Sa volonté.  Ce récit commença au tout début, comme Pierre l’a dit : « Que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé depuis le début du monde par la bouche de Ses saints prophètes. »  (Actes 3, 21)

Qu’est-ce qui a été dit depuis le début ?  A propos de la création, on dit à plusieurs reprises que « Dieu vit que c’était bon ».  Et lorsque ce fut fini (cela se termina par la création de l’homme), ce fut résumé comme suit : « Et Dieu vit tout ce qu’Il avait fait, et voici, cela était très bon. » (Genèse 1, 31 FDB)

Si nous n’avions pas d’autre témoignage que ceci, est-ce que tout n’y est pas dit ?  Comment la création peut-elle être appelée bonne si en fin de compte elle est destinée en grande partie à la destruction et au tourment ? Tout spécialement lorsque le Créateur est si puissant qu’Il peut créer ces choses, sachant tout, et existant au-delà de l’espace et du temps ?  Et comment cette image de défaite peut-elle être réconciliée avec ce qui a été dit, que « A l’accroissement de Son empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin… » (Ésaïe 9, 7 FDB) ?

Le premier événement de l’homme et de la femme dont on parle dans les Écritures est le péché d’Adam lorsqu’il désobéit au commandement de Dieu.  Notez dans le chapitre 3 du livre de la Genèse que l’homme ne s’est pas repenti.  Il blâma Dieu et sa femme (la femme que Tu m’as donnée).  Est-ce que Dieu donna à Adam un temps mort éternel sur la chaise électrique pour q’il puisse réfléchir à ce qu’il avait fait et avait déversé sur ses descendants et toute la création ?  Non, Il le protégea physiquement (leur faisant des vêtements de peau) et spirituellement (en l’empêchant de s’approcher de l’Arbre de la Vie dans son état déchu).

A propos de cet Adam, Paul a dit que, par son offense, la mort a régné. Il poursuit en disant que le don de la grâce par le second Adam, Jésus-Christ, est plus grand que la condamnation du premier. « Car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses. » (Romains 5, 16 FLS)  Qu’est-ce qui est le plus important : un péché qui met toute l’humanité sous la malédiction de la désobéissance et de l’indépendance qui s’obtient en mangeant de l’arbre de la connaissance, ou l’acte d’obéissance du don de la vie qui rachète non seulement Adam, mais encore tous les pécheurs à partir de là ?  Le poisson qui avale un autre poisson est le plus important, non ?  Il en est de même ici.

Qu’est-il advenu du fait que tout était bon ?

« Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. … Et lorsque toutes choses Lui auront été soumises … afin que Dieu soit tout en tous. »
(1 Corinthiens 15, 21-22, 23, 28 FLS)  Si cela n’est pas complet, qu’est-ce qui l’est ?  A qui ou à quoi les termes « chacun » et « tout » ne réfèrent-ils pas ?  Et notez bien que tout Lui est soumis. Tous ont été rebelles et se sont délectés de leur indépendance vis-à-vis de Dieu.  Tous seront soumis.  Non pas par les tactiques alarmistes des hommes, mais par l’expérience du mal et la révélation du Dieu juste Qui vint comme un homme est S’est donné pour que nous puissions avoir la Vie.  Alors, nous ne mangeons plus de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, qui apporte la mort, mais nous vivons dans l’Arbre de la Vie et par Lui, le Seigneur Jésus-Christ Qui a dit : « En vérité, en vérité, Je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’Homme, et si vous ne buvez Son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. »  (Jean 6, 53 FLS)

De plus, le péché et la chute d’Adam n’étaient pas un oubli cosmique, cette nouvelle créature faite à l’image de Dieu ayant mis un bâton dans les roues de l’œuvre de Dieu.  Pas du tout.  Il est dit à Son propos : « En Lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de Celui Qui opère toutes choses d’après le conseil de Sa volonté… »  (Éphésiens 1, 11 FLS)  Il a le plein contrôle.  Les hommes voient les choses à l’envers.  Ce n’est pas nous, mais Lui, Qui est en charge de tout.  Et les hommes voient aussi les choses à l’envers à propos de la chute de la création.  « Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de Celui Qui l’a assujettie), dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu. »  (Romains 8, 20-21 FDB)

Après Adam, nous avons Caïn, qui assassine son frère parce que le sacrifice de son frère est accepté par Dieu et pas le sien.  Caïn était religieux et présageait les religieux qui allaient lapider les prophètes et crucifier le Christ.  Et qu’est-ce que Dieu a fait à Caïn ?  Est-ce qu’Il l’a écorché vif ?  Non, Il lui a mis une marque sur le front afin qu’il puisse vivre.  Certains penseront peut-être que ce n’était que pour sa punition, mais Caïn a aussi fondé une ville et a eu une descendance.  Pourquoi tolérer celui qui fait le mal pour une minute de plus, si vous êtes tout-puissant ?  Non, mes amis, il y avait un but dans la protection de Caïn et ce n’était pas de remettre une torture future à plus tard.  Les voies de Dieu sont bien plus élevées.

A partir de ce moment-là, la corruption se répand sur la terre et elle est remplie de violence (d’un mot hébreu qui veut dire « gain injuste »).  Est-ce que cela a un air de déjà vu ?  Et le Seigneur dit : « J’exterminerai de la face de la terre l’homme que J’ai créé, … car Je me repens de les avoir faits. » (Genèse 6, 7 FLS)  Qu’est-il advenu du fait que tout était bon ?  Si tout s’était arrêté là, ce serait une objection valable à ce qui a déjà été dit ici.  Cependant, la phrase qui suit répond à toutes les questions : « Mais Noé trouva grâce aux yeux de Dieu. »

Il choisit ce qui est faible et ridicule pour que l’on sache que c’est Son pouvoir.

Qu’est-ce que la grâce ?  Faut-il la gagner, faut-il y travailler, faut-il la comprendre, faut-il y arriver ?  Non, c’est un don de Dieu.  Ce n’était pas Noé mais Dieu qui avait décidé de sauver l’homme.  Oui, Il était en colère contre les mauvaises pensées et les imaginations des cœurs des hommes.  Il est tellement grand qu’Il est prêt à souffrir cela pour la gloire de ce qu’Il a créé et qu’Il rachète.  Il donna la grâce et fit un homme qui ferait Sa volonté.  C’est la tendance au travers de Son histoire.

Donc, Noé et sa famille sont sauvés et tous les autres sont détruits dans le déluge, tout le monde étant consigné à l’enfer pour toujours, n’est-ce pas ?  Mais qu’est-ce que Pierre nous dit ici, emportant dans la tourmente l’assurance d’une telle notion ?

« Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, Lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l’Esprit, dans Lequel aussi Il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. »  (1 Pierre 3, 18-20 FLS)

Ils n’étaient pas du tout finis comme les hommes l’enseignent.

« Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en Lui ; Il a voulu par Lui réconcilier tout avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de Sa croix. »  (Colossiens 1, 19-20 FLS)

C’est pour cela qu’Il prêcha aux esprits en prison.

Je suis convaincu que nous pourrions passer le reste de nos vies à regarder chaque verset de la Bible, réfléchissant sur la volonté de Dieu et Sa miséricorde.  C’est là l’ampleur merveilleuse de ce sujet. Par nécessité, je vais poursuivre et donner un exemple de plus.

Abraham fut appelé tout seul.  Il était l’homme que Dieu avait choisi en qui toutes les nations seraient bénies.  Les hommes aiment les nombres et sont impressionnés par eux ; Dieu fait des choses qui paraissent folles et faibles.  Il en est ainsi jusqu’à ce jour.  C’est Son œuvre et Sa gloire, pas celles des hommes.  Il choisit ce qui est petit, faible et ridicule pour que l’on sache que c’est Son pouvoir et non celui de l’homme.

Dieu, voyant comme Abraham était béni par Lui, décida de dire à Abraham qu’Il allait détruire Sodome et Gomorrhe.  Abraham, par soucis pour son neveu Lot, demanda : « Feras-tu périr le juste avec le méchant ? » (Genèse 18, 23)  La question était de pure forme.  Lot, tout comme Noé, trouva grâce auprès de Dieu (c’est l’œuvre de Dieu) et fut épargné, alors que les villes furent détruites par un feu tombé du ciel.  A propos de cet événement, Jude écrit : « comme Sodome et Gomorrhe, et les villes d’alentour, s’étant abandonnées à la fornication de la même manière que ceux-là, et étant allées après une autre chair, sont là comme exemple, subissant la peine d’un feu éternel. » (Jude 1, 7.)  Ce qui veut dire qu’elles furent détruites par le feu et que maintenant elles brûlent en enfer pour toujours, n’est-ce pas ?

Dieu prend plaisir dans le jugement, et pourquoi ? Afin de voir des gens se tortiller dans le tourment ?

Mauvaise réponse.  Lorsque le feu consume tout ce qui peut être consumé, il a brûlé éternellement, pour toujours.  Si je brûle une feuille de papier pour toujours, le temps requis est court.  Les termes « éternel » et « pour toujours » font référence à la profondeur du travail, pas à sa durée dans le temps.  Cela est prouvé par les paroles du Seigneur Jésus Lui-même.

« Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusque dans le hadès ; car si les miracles qui ont été faits au milieu de toi eussent été faits dans Sodome, elle serait demeurée jusqu’à aujourd’hui. Mais je vous dis que le sort du pays de Sodome sera plus supportable au jour de jugement que le tien. » (Matthieu 11, 23-24 FDB)

Si Dieu avait fait à Sodome ce qu’Il avait fait à Capernaüm, ils se seraient repentis. Comment quiconque peut-il dire que si le repentir est possible pour quelqu’un (et le Seigneur veut que nul ne périsse mais que tous en viennent au repentir (voir 2 Pierre 3, 9)), que Dieu consignerait le pécheur qui pourrait être sauvé à une condition de tourment sans fin ?  La réponse est simple : on ne le peut pas.

Cela est confirmé dans la seconde partie du verset en caractères gras, que cela sera plus tolérable au jour du jugement pour Sodome que pour ceux qui ont rejeté le Seigneur après avoir vu Ses grandes œuvres, ne croyant toujours pas.  La raison pour laquelle le jugement peut être plus tolérable pour certains est que le jugement a pour but de corriger, et est donc adapté à différents degrés comme il est nécessaire.  Vous qui avez des enfants et les disciplinez, vous ne le faites pas avec la même approche pour chacun, mais vous essayez d’ajuster la punition aux besoins de l’enfant pour qu’ils puissent apprendre.  Vous, qui êtes pécheurs bien que créés à l’image de Dieu, croyez-vous qu’Il agisse différemment ?

Permettez-moi de vous poser des questions très simples : Si vous pouviez choisir d’avoir 20 enfants, les aimant tous, sachant qu’alors que seul l’un d’entre eux vivrait une vie paisible et prospère, les 19 autres brûleraient pour toujours dans un tourment horrible, pleurant, hurlant, se tordant de douleur, sans fin, est-ce que vous auriez ces enfants ?  Et est-ce que vous pourriez être en paix avec celui-là, sachant que les 19 autres souffrent horriblement lorsque vous auriez pu prendre la décision au départ de ne pas les avoir ?  Est-ce que cet enfant-là serait capable de savourer un accomplissement et un plaisir total avec vous ?   Est-ce que cela vous satisferait si cet enfant-là pouvait complètement oublier ceux qui continuent d’exister dans le tourment ?  Je sais déjà bien quelle serait ma réponse.  Maintenant, vous pourriez dire : « Et bien, c’est de la logique.  La logique n’est pas ce que nous utilisons pour juger ces choses-là. »  Je ne suis pas d’accord.  Dieu nous a donné nos esprits et le pouvoir de raisonner, qui ne peut être pur et efficace que lorsqu’Il l’a purifié et que nous apprenons de Lui.  Cependant, nous ne faisons pas que de vous donner de la raison, mais aussi le Témoignage des Écritures.

Le Seigneur Jésus-Christ est mort pour nous alors que nous étions encore Ses ennemis.

Dieu prend plaisir dans le jugement, et pourquoi ?  Afin de voir des gens se faire rôtir et se tortiller dans le tourment ? Dieu garde quiconque de penser cela.  Il nous dit : «  Retire-toi du mal et fais le bien, et demeure pour toujours.  Car le Seigneur aime le juste jugement… » (Psaumes 37, 27-28 KJV)  Il aime le jugement parce qu’il se termine par la justice, la paix, la joie, et la vie éternelle. C’est là le témoignage complet des Écritures.

« Qu’ils célèbrent l’Éternel pour Sa bonté, et pour Ses merveilles envers les fils des hommes ! » (Psaumes 107, 8,15,31 FDB.)

Il n’y a que les hommes pour garder une telle rancoeur à l’encontre des autres hommes pour le mal qui leur a été fait (que ce mal ait été vraiment commis ou simplement perçu) et penser en termes de tourment et de punition sans fin.  Ce n’est pas Dieu ; cela ne Lui a même jamais traversé l’esprit.  C’est totalement contre Sa nature.  Le Seigneur Jésus-Christ est mort pour nous alors que nous étions encore Ses ennemis.  Çà, c’est Sa nature.  Un homme donnerait peut-être sa vie pour un ami cher ou un membre de sa famille, « mais Dieu prouve Son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. »  (Romains 5, 8 FLS)  Il n’est pas mort pour le juste.

Les religieux satisfaits d’eux-mêmes détestent entendre parler de la restitution de tous par Dieu.  Cela les prive de leur sentiment d’importance, de récompense, de sacrifice et de vengeance contre ceux qui se sont opposés à eux.  Cela renie leurs œuvres (souvenez-vous de Caïn).  Ils s’exclament : « Alors peut importe ce qu’on fait, si tout le monde va être sauvé ».  Ils montrent par là qu’ils n’ont pas de cœur pour ce qui est juste, ils n’ont aucune appréciation du fait que ce qui est juste comporte sa récompense, ce que Dieu veut que nous sachions et comment Il veut que nous vivions.  Et de la même façon, ils ne reconnaissent pas non plus que le mal aussi a sa récompense, de façon tout aussi certaine que le soleil se couche à l’est. « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Galates 6, 7 FLS)

A la fin, nous connaîtrons tous Dieu.  Nous saurons qu’Il règne sur tout, en tous temps, avec une souveraineté totale.  Tout est Son œuvre.  Si nous nous plaignons de nos vies, c’est contre Lui que nous nous plaignons. Lorsque nous sommes amenés à un niveau supérieur, nous verrons et nous voyons que tout a été pour le bien, qu’Il l’avait pensé en bien et non en mal, et nous élèverons tous nos voix pour chanter Ses louanges.

Paul Cohen

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